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Home Fiches pratiques Rempotage Le rempotage des bonsaïs

Le rempotage des bonsaïs

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Nous allons traiter cette fois d’une question capitale dans le processus de culture de l’arbre en pot :
le rempotage méthode traditionnelle, selon MAILLOT BONSAÏ.
Tous les passionnés connaissent l’utilité de cette opération pour la bonne santé et l’esthétique de nos arbres. Les différentes étapes de ce travail, seront traitées selon la technique professionnelle utilisée par les Maîtres japonais depuis des générations.
Dans un but de compréhension pour tous, nous allons essayer de clarifier le plus possible les étapes de ce processus très important.
N’oubliez pas la règle d’OR en la matière, patience et observation.


Le rempotage est l’étape cruciale de la culture du Bonsaï. Il permet de connaître l’état racinaire de la plante, de diagnostiquer et palier aux éventuels défauts de cultures antérieures. Mais c’est aussi le moment favorable pour l’amélioration du nébari qui est une partie essentielle de l’esthétique générale de l’arbre.
Étape trop souvent hélas négligée par la plupart des amateurs et nombre de professionnels qui estiment inutile et surtout fastidieux cette étape. Au Japon les Maîtres savent parfaitement qu’il faut toujours lui accorder le temps nécessaire.
La saison idéale pour le rempotage se situe en général au printemps (plus ou moins de mi-février à fin mars), le moment le plus propice étant celui ou la plante commence à entrer en végétation et que s’opère le gonflement des bourgeons. La dernière limite : l’apparition des radicelles blanches qui sont fragiles et cassantes.
Dans l’ordre voici les différentes étapes à suivre :
Sortie de l’arbre de son pot, démêlage des racines, choix de la poterie, mise en place du végétal et du mélange terreux et finition.
Précautions à prendre au cours de cette opération :
prendre garde au dessèchement possible des racines, si besoin les recouvrir d’un tissu humide ou les pulvériser avec un peu d’eau.

FRÉQUENCES
En principe la moyenne des rempotages se situe tous les deux à trois ans selon les espèces et la dimension des bonsaï. Qu’est ce qui démontre la nécessité d’un rempotage ?
On considère que cela est utile lorsque les racines trop développées sortent par les trous de drainage ou se montrent trop envahissantes sur la surface de la terre et autour de celle-ci, la plante semblant être soulevée par ses racines ; également quand le substrat manque de drainage (les trous d’écoulement étant bouchés, l’eau ne s’écoule plus). Pensez à laisser la terre ressuyer quelques jours avant d’entreprendre un rempotage, cela vous facilitera le travail.

POINTS IMPORTANTS
Couper les fils d’arrimage sous la poterie. A l’aide d’une serpette couper une bande de terre autour de la motte, de manière à libérer l’arbre de son pot. Placer l’arbre sur un pot de culture retourné assez grand de manière à bien voir les racines et pour que la terre se détache facilement. Selon le volume de la motte et la taille racinaire, ne pas hésiter à tailler tout autour au couteau. A l’aide d’une griffe ou d’un morceau de bambou taillé en conséquence, tirer en partant du centre vers l’extérieur afin d’enlever la terre en surplus et de dégager les racines ainsi que le nébari. Les racines en pattes d’araignée, croisées, chevauchant le nébari, seront soit coupées, soit réorientées à l’aide d’un cavalier en fil d’aluminium enfoncé dans le substrat au cours de la mise en place dans la poterie. Celles excédentaires serons supprimées, le but étant de ne garder que les racines saines et fines, visibles sur la périphérie. Après cette première étape, travaillons sous la motte. La même opération sera effectuée ( démêlage et suppression des racines excédentaires ou nécrosées) etc. Sous le tronc, ( au centre de l’arbre ) on prendra soin de creuser les bosses racinaires ( au Japon, on n’hésite pas à prendre un rabot pour cette opération ) le but : permettre d’utiliser une poterie peu profonde en améliorant ainsi l’harmonie plante / poterie.

LAVAGE RACINAIRE
Le lavage racinaire n’est pas systématique, rarement pratiqué au Japon, sauf si on constate des racines noirâtres, pourries, ou une odeur nauséabonde du substrat.


CHOIX DE LA POTERIE
Selon l’espèce et le style du bonsaï à rempoter on choisira le pot adapté en fonction des critères suivants : volume nécessaire à une croissance régulière de l’arbre, en règle générale les arbres de style sinueux (hokidachi, moyogi…) seront plus en valeur dans des poteries rondes ou ovales.
Les styles aux troncs droits, rectilignes (chokan, shakan…) seront associés à des poteries rectangulaires voire carrées. La profondeur du pot sera plus ou moins égale à deux fois l’épaisseur du tronc mais cette règle n’est pas stricte. Rappelons que pour certains styles, plus la poterie sera discrète plus l’arbre sera mis en valeur. Il n’est pas nécessaire de changer systématiquement la grandeur du pot. On est souvent amené à utiliser la même poterie, si besoin un pot de deux à trois centimètres de plus suffira. Attention le choix de la poterie peut tout aussi bien améliorer que nuire au résultat final. Des poteries plus vastes provoqueraient une vigueur excessive de l’arbre et nuirait à la qualité esthétique, (but non recherché dans le bonsaï).

TEINTE
On essaye par la couleur du pot de se rapprocher d’une des teintes dominantes de la plante, feuillage de printemps, floraison, coloration automnale, éventuellement teintes ou structures de l’écorce. Il est indispensable de choisir des poteries ayant des orifices de drainages suffisants pour éviter toute stagnation de l’eau .

PRÉPARATION DU POT
Afin d’assurer une bonne reprise il est nécessaire d’attacher l’arbre dans son pot. Certaines poteries sont prévues pour l’arrimage par des fils (des minis trous se trouvant disposés à cet effet autour de la poterie). Placez des grilles de drainage sur les trous, elles seront fixées par des cavaliers en fil d’aluminium ou de cuivre sous la poterie (voir photomontage ) cette opération permet à l’eau de s’écouler tout en évitant que le substrat ne s’échappe. Différentes techniques « d’attaches » peuvent être envisagées, la plus simple étant l’utilisation de fils passant au travers des trous de drainage du pot et noués sur les racines. Une autre technique plus discrète, consiste à confectionner quatre baguettes de bambou adoucies à leurs extrémités qui seront plantées au maillet horizontalement (voir page précédente) dans le pain racinaire et fixées par des fils reliés aux trous de drainage.


SUBSTRAT
Pour les arbres d’importation japonaise il est vivement conseillé de continuer à utiliser les terres volcaniques du pays soit : trois quart de terre Akadama pur pour la majorité des espèces qui peut être additionnée de terre de kanuma à raison de quinze à vingt pour cent pour les plantes acidophiles tels que les érables. En fonction du but recherché la granulométrie du substrat a son importance, sachant que les gros grains facilitent le drainage et favorisent une croissance vigoureuse et ainsi des entre-noeuds plus grands. Une granulométrie fine sera utilisée pour des arbres matures (entre noeuds courts), mais aussi pour les minis bonsaï « mamés », elle gardera plus longtemps l’eau. Les racines étant ainsi préparées on va maintenant positionner l’arbre dans son pot. On déposera au centre de la poterie un petit tas de terre sur lequel on placera notre bonsaï. Par un mouvement circulaire et appuyé on fera pénétrer la terre dans le bloc racinaire. La position de l‘arbre dans le pot ne sera que très rarement centrée. C’est le moment de bien choisir la face avant et son inclinaison.

Il faut maintenant fixer l’arbre à son pot, voir plus haut, et déposer de la terre sur les racines, puis bien tasser le substrat (avec un morceau de bois arrondi à sa pointe) afin de recouvrir toutes les racines et d’éviter les poches d’air. Certaines racines mal orientées seront mises en place avec des petits cavaliers de fil d’aluminium. Vous pouvez également tapoter sur le flanc de la poterie avec le poing.

Pour éviter le dessèchement des racines en été et garder de la fraîcheur, mettre un peu de mousse de sphaigne au pied de l’arbre, on peut également semer de la mousse naturelle.
Un arrosage très copieux est nécessaire afin d’éliminer les fines particules de terre et de bien détremper le substrat et ce jusqu’à écoulement d’eau sous le pot.



MYCORHIZE
Le traitement ou l’apport de mycorhizes n’est pas une obligation. Il est toutefois conseillé lors des rempotages, quand le substrat est resté trop longtemps en excès d’eau, également si la faiblesse des racines le justifie ou lors de prélèvements. .
Utiliser ECTO-mychorize pour les épicéas, mélèzes, cèdres, pins, chênes, charmes, hêtres, utiliser ENDO-mycorhize pour les genévriers, érables, ormes, frênes, fruitiers et arbres tropicaux elles seront incorporées au substrat lors du rempotage.
Soins après rempotage : l’arbre sera protégé des vents forts et des gelées, tout en le laissant en plein air, attention aux coups de vent.
C’est aussi le bon moment pour nettoyer à l’eau claire l’écorce du tronc et le nébari avec une brosse douce.
 

Liens voyage

Découvrez et préparez votre voyage au japon :

www.tourisme-japon.fr : Office de tourisme du Japon

www.jma.go.jp/en/week/ : météo au Japon

www.fr.emb-japan.go.jp : ambassade du Japon

www.france-japon.net : Association France Japon

www.lejapon.org/info/ : Forum sur le Japon

www.lonelyplanet.fr : Lonely Planet Japon

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